Il est un pays superbe, un pays de cocagne, dit-on, que je rêve de visiter...(...) Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête; où le luxe a plaisir à se mirer dans l'ordre; où la vie est grasse et douce à respirer; d'où
le désordre, la turbulence et l'imprévu sont exclus; où le bonheur est marié au silence;
Tu connais cette maladie fiévreuse qui s'empare de nous dans les froides misères, cette nostalgie du pays qu'on ignore, cette angoisse de la curiosité? Il est une contrée qui te ressemble, où
tout est beau, riche, tranquille et honnête...(...). C'est là qu'il faut aller vivre...
C. Baudelaire Bienvenue, je viendrais chaque semaine partager mes coups de coeur avec vous.. écrivez moi
Anne Antomarchi journaliste globe trotteur,réalisatrice.
La Corse, la plus proche des îles lointaines, est l’île du lieu rêvé. « L’île use de filtres les plus divers pour laisser sur ceux qui viennent à elle, une fascination qui leur enlève jusqu’à la croyance qu’ils peuvent à leur gré repartir » Pierre Benoît .
La Castagniccia s’est peuplée à l’époque où les pirates Barbaresques (Maures) faisaient régner la terreur en Corse. Trois siècles durant les barbares vandales, ostrogoths et lombards ravagent les côtes, et achèvent de dépeupler le littoral. Pour décourager leurs expéditions les Corses terrifiés ont perché leurs villages sur les falaises et les éperons de l’arrière-pays faciles à fortifier; ils ont conçu des villages d’où ils pouvaient voir arriver le danger. Ainsi Vescovato, Penta di Casinca, Loreto, Catellare et Porri sont des balcons accrochés au-dessus de la plaine orientale d’où l’on peut surveiller toute la côte, la mer entre Borgo et Bastia. La vue depuis ces villages est à couper le souffle! Vue sur Vestolasca et sur le littoral depuis le village de Penta di Casinca.
La montagne est donc un refuge, avec il est vrai, des conditions de vie difficiles car les terroirs et voies d’accès demandaient des aménagements complexes. Malgré tout, ces pitons présentaient moins de risques que le littoral, même équipé de tours de guet protégeant les petits ports, tel Calvi, Bastia. Aujourd’hui, les principaux attraits de ces villages sont la beauté de leurs sites, les traditions agricoles et pastorales toujours bien vivantes. Véritables nids d’aigles, ils sont les gardiens de l’esprit de l’île au cœur d’une montagne qui représente un capital de beauté et une réserve de vie naturelle. La route épouse le relief.
A regarder les routes en lacets qui épousent la montagne, on pourrait imaginer que ces routes sinueuses sont impraticables. On y chemine pourtant paisiblement à travers la forêt, de village en hameau, distancé l’un de l’autre d’à peine 10 ou 20 kilomètres et de 1 à 2 Km à vol d’oiseau. Le Village de ma grand-mère: Casalta en Casinca. Photo prise au couchant en descendant vers Silvareccio di Casinca. Depuis la place de chaque village, on plonge de l’autre côté du vallon où d’autres clochers sont la promesse de belles découvertes. Maisons collées les une aux autres, enroulées autour de leurs églises, rues pentues, escaliers étroits, voûtes débouchant sur des placettes insoupçonnées, témoignent de l'âpre réalité de ces pièves (paroisses) de montagne, leur repli hivernal sur elles-mêmes, la solidarité pour la survie. Dans ce règne de l’ombre et de l’eau, des châtaigniers centenaires, des chênes, des aulnes, et des hêtres, des sources, et des torrents fougueux. Alors que le reste de la Corse est plutôt sec, cet océan d’émeraude et d’or, distille ici un micro climat magique. Un royaume vert, où seul le vent dans les fougères rouillées froisse le silence. Au loin, le son d’une clochette annonce un troupeau de chèvres, elles caracolent dans le maquis odorant aux buissons rougis, grimpent sur les rochers, broutent la mousse et les lichens encore tendres. À suivre........la suite dans quelques jours. Remerciements à la Maison de la France à Montréal et à l’Agence touristique de la Corse; des guides remarquables ont su me faire découvrir la Corse avec talent. Merci à la compagnie Air France. Voir les liens directs sur le site dans la colonne de gauche.
Sans oublier, mes amis de toujours Maryse, Lucie, Jean, Marcel, Marie-Pierre, Charles.
La suite dans une semaine. Nous verrons: La Corse pays de culture- Et La Balagna. De très beaux hôtels, et des maisons d'hôtes. N'oubliez pas de m'adresser un commentaire pour m'encourager. Et de voter pour mon blog- Sur la collonne de droite il y a: voter pour ce site. Merci beaucoup, Anne
Quelques autres découvertes:
Le vieux port de Bastia très tôt le matin:
Vue du port depuis la Citadelle de Bastia.
D'autres voiliers dans le vieux port de Bastia.
Un artiste musicien et artisan incomparable à découvrir: Monsieur Christian Magdeleine: Luthier à Bastia.
Les fenêtres de l’atelier de l’artisan s’ouvrent sur la place Guasco, à l'intérieur même de la Citadelle de Bastia; ombragée de platanes, elle est un havre de fraîcheur; je vous invite à lui rendre visite, il est passionné part son art. Voici comment il se présente. Je me passionne très tôt pour la guitare classique, et consacre cinq années à l’étude de cet instrument. De sa pratique me viendront progressivement l’idée, puis le projet de devenir luthier. J’enchaîne en 1982 stage et CAP d’ébénisterie dans l’attente de concrétiser plus tard mon rêve ; celui-ci deviendra réalité en 1985 grâce à un apprentissage de 2 années dans l’atelier de Bruno Perrin, facteur de guitares. De retour à Bastia, j’ouvre mon atelier en 1991 au cœur de la citadelle. Je vais y élaborer mes premiers instruments, mêlant intuition et réflexion, afin de modeler la sonorité que je recherche. Très attaché à la guitare classique, j’ai fait de la corde nylon mon domaine de prédilection, développant différents modèles classiques, électroacoustiques ou jazz. J’ai d’autre part exploré différentes pistes d’évolutions techniques pour un instrument traditionnel corse : « A cetera », disparue au début du XXe siècle et réhabilitée dans les années 1970 par les travaux de l’association « E voce di u cumune ». Je me suis attaché à façonner une version moderne à cet instrument, contribuant ainsi à la réinsertion de ce cistre du XVIIe siècle dans la musique d’aujourd’hui, aussi bien en Corse qu’à l’extérieur de l’île. En relation avec la phonothèque du Musée de la Corse, j’ai réalisé sur la cetera différents travaux de recherches historiques et organologiques. J’interviens régulièrement en restauration sur les instruments des collections du musée. J’ai également entrepris de relever minutieusement les cotes de tous les instruments d’époque répertoriés afin de constituer une banque précise de données sur la cetera et alimenter la réflexion de ceux qui s’intéressent à l’instrument. Membre du bureau de l’UNFI, je reste en étroit contact avec l’environnement de la facture instrumentale en France et participe à certaines initiatives associatives et professionnelles (stages de formation technique, correction d’examens, contributions à diverses réflexions sur la profession…).
Depuis 2002, je suis également investi dans l’action syndicale et consulaire en m’occupant plus particulièrement du secteur des métiers d’art en Corse. En 2004 je suis nommé délégué SEMA (société d’encouragement aux métiers d’art) pour la Corse. Coordonnées: Christian Magdeleine Luthier Guitares et Cetere Christian Magdeleine LIUTERA 2 Piazza Guasco - Terra Nova 20200 BASTIA - CORSICA Tel/Fax: (33).04.95.31.78.99 E- mail: christian.magdeleine@wanadoo.fr Web: http://www.liutera-magdeleine.net/ L'église Saint-Jean domine le port de Bastia.
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