Je suis un globe trotteur infatigable, une amoureuse des gens et du voyage. J'aime me confronter à d'autres cultures, je suis curieuse de tout. Je traque la beauté partout où elle se trouve: dans le regard d'un enfant, dans un beau paysage, sur le sommet d'une montagne,dans l'harmonie d'un décor intérieur, la splendeur d'un édifice, d'un lac, d'une mer d'huile, dans le silence d'un désert lorsque la lumière transforme le réel, afin qu'apparaisse cette impalpable émotion.
10 Août 2006



Aujourd'hui cette station balnéaire très en vogue attire sur ses plages des milliers de touristes venus du monde entier. C'est une station très animée et la pêche est restée une activité importante. Pour mesurer le charme de cette petite ville, il faut assister, en fin d'après midi à la rentrée de centaines de barques multicolores qui, après avoir sillonné la mer,
glissent, lourdes de poissons et de fruits de mer, et viennent décharger leur précieux butin au port dans un spectacle ébouissant. Un spectacle pour les yeux et l'odorat. Toute la côte de l'Estoril, à est bordée de plages de satin doré. À Cascais, en pleine ville, on y accède par
des escaliers. La lumière est divine le décor alentour superbe. J'admire ses rues pavées et ses belles maisons dont les façades éclatantes de blancheur ou colorées, de style Art-Nouveau, se détachent dans le bleu du ciel. Il fait bon se balader sous les grands arbres qui bordent certaines longues avenues. Sur les quais de la Marina l'activité est intense; le port peut accueillir un grand nombre de bateaux et offrir un grand choix d'activités, comme la voile, à ceux qui sont passionnés pour la
navigation et l'aventure et qui veulent s'offrir, l' évasion d'une étonnante découverte, ou simplement le repos et le plaisir. Cascais accueillera en 2007 la 32e Coupe America ; pour cet événement, le Portugal, prévoit des retombées économiques d'un milliard et demi d'euros a indiqué mardi, le 8 août 06, Pedro Garcia, administrateur du port de Cascais, cité par le quotidien Diario de Noticias.








spectacle lorsque mer et ciel se confondent, explosent en un soleil d'encre noir. Je suis descendue à l'Estagalem Muchaxo, située sur la plage de Guincho, à Cascais, près du point situé le plus à l'ouest de l'Europe continentale (Cap Roca). Directement sur la Praia da Guincho dominant l'océan atlantique, l'hôtel se dessine dans la partie du triangle Lisbonne, Cascais , Sintra. À perte de vue: l'Océan. Il faut savoir qu'à l'Estagalem Muchaxo règne une atmosphère particulière, l'hôtel bâti, en 1964 dans une forteresse, n'avait à l'époque que 17 chambres. Le succès de
cette Estagalem est dû en partie à son propriétaire, toujours le même, qui est absolument adorable. J'ai fait un séjour de quatre nuits à l'hôtel et j'ai eu l'honneur de partager un repas avec monsieur Antonio Muchaxo; nous avons parcouru son livre d'or, qui est vraiment impressionnant. Signé par les plus grandes stars du cinéma français, américain et russe, ce livre d'or, témoin précieux d'une époque révolue, raconte que c'est sur ces plages que les artistes français,
comédiens et chanteurs de l'époque existentialiste ont fait, pour la première fois, sur les criques sauvages de la Praia do Guincho, à l'abri des regards, l'expérience du nudisme, une révolution en 1960. Les artistes avaient la complicité du propriétaire de l'hôtel...et de celle de son personnel. Bien sûr, tout est top secret par respect de l'anonymat. On peut y voir les sols en «Calcada» dans l'ancienne partie qui était à l'origine une forteresse. Aujourd'hui les soixante vastes chambres accueillent les touristes qui recherchent quelque chose de spécial. La salle à
manger est encore dans son jus. C'est une immense salle ouverte sur l'océan, entièrement parquetée de lame de bois en forme de chevrons. Le plafond orné de caissons en bois mouluré semble être soutenu par d'énormes troncs d'arbres plantés là avec leur écorce. Les lustres sont aussi d'origine, et datent de l'époque de la construction de l'hôtel, de véritables branches d'arbres, à l'état brut, font office de support aux abats jours recouverts de toile tissée, en fibre naturelle assortie aux tentures. Un brasier en forme de coquillage de poisson
complète le décor. La cuisine de la mer y est excellente. Dans le bar mitoyen, l'ambiance des années soixante prédomine et l'on peut facilement imaginer les réunions des « avants et des après-dîners. D'imposantes arcades en pierres rythment l'espaces occupées par des
banquettes en cuir vert et s'ouvrent toutes grandes sur l'océan. Les tables sont en réalité d'épaisses tranches d'arbres. Le clou de l'hôtel c'est la piscine d'eau de mer, aux dimensions olympiques, ancrée dans le rocher au bord de l'océan, complètement protégée des vents et des marais. Ce petit coin de paradis nommé Guincho attirent tous les champions du seurf et de la planche à voile. Le luxe, c'est l'endroit lui-même, l'excellente cuisine, les couchers de soleil et le
paysage étonnant et sauvage.


214.869.488. Azulejos ou La diversité figurative. L'histoire de cet art décoratif, est le symbole par excellence du Portugal depuis son introduction dans le pays jusqu'aux réalisations les plus contemporaines, notamment celles crées d'après des cartons de Vieira da Silva.« Une des expériences les plus marquantes d'un voyage au Portugal est sans aucun doute la découverte des décors de carreaux émaillés, les azulejos qui ornent les plus beaux exemples d'architecture intérieure et extérieure du pays. C'est par la mise en scène des carreaux de céramique plus que par leur fabrication que le Portugal s'est distingué:
généralement les revêtements d'azulejos sont omniprésents, animant grâce à leurs formes et leurs couleurs les surfaces des églises, des palais et des villas, des parcs et des jardins, auxquels ils confèrent un charme visuel tout particulier en exploitant au mieux les possibilités de l'environnement architectural ou urbain.
c'est le Portugal qui créait le plus grand nombre de carreaux de céramique. Les Motifs des Azulejos sont encore aujourd'hui extrêmement variés et appréciés. Ci contre, une salle de bain contemporaine au Lapa Palace. Le Poète (Pessoa). Le grand poète portugais du XXe siècle (1888-1935). Certains vont jusqu'à le classer parmi les plus grands écrivains de tous les temps. Il écrivait en anglais ou en portugais, mais n'a quasiment rien signé de son nom, sauf des articles dans les
journeaux; il a très peu publié de son vivant. En portugais « Pessoa » signifie « personne ». Il publiait sous une multitude de pseudonymes qu'il appelait ses « hétéronymes » quatre d'entre eux sont connus, et chacun d'eux correspondaient à une personnalité différente. Fernando Pessoa est né a Lisbonne en 1888. Son père est employé à la secrétairerie d'État et critique musical, il meurt 1893 de la tuberculose. Sa mère se remarie avec le Consul du Portugal à Durban. En Fernando Pessoa s'embarque avec sa famille pour l'Afrique du Sud, il commence à apprendre l'anglais. Il est l'un des meilleurs élève de la Durban High School, puis fréquente l'université du Cap et commence à écrire en anglais. Il écrira des poèmes dans cette langue jusqu'en 1921."« Après son retour définitif d'Afrique du Sud en
1905, à l'âge de 17 ans, Pessoa n'a plus jamais voyagé. Il n'a pratiquement plus quitté Lisbonne; et l'on peut même dire qu'il a passé tout le reste de sa vie, c'est-à-dire trente ans, dans un espace assez restreint pour qu'on puisse le parcourir à pied. Entre la place São Carlos, où il est né, et l'hôpital Saint-Louis des Français, où il est mort, il y a à peine un kilomètre. Entre la ville basse (la Baixa), où il travaillait, et le Campo de Ourique, où il a résidé de 1920 à sa mort, il y a environ trois kilomètres.
s'ouvre sur le Tage, et où la table du poète, au café Martinho da Arcada, est restée telle quelle; et le Chiado, à la jointure entre la ville basse et le quartier haut, le Bairro Alto ; là, à la terrasse de la Brasileira, (voir photo dans le premier article )le café qu'il aimait, la statue du poète, grandeur nature, est aujourd'hui assise, pour l'éternité, et n'importe quel consommateur peut s'attabler avec lui pour ce pèlerinage qui ne ressemble à
aucun autre. » (Bobert Bréchon, Extrait de Paysage de Fernando Pessoa". Extraits:Intranquillité
do Paço, je vois nettement le non-soleil du ciel occidental. Ce ciel ivre du bleu légèrement verdi au gris blanchâtre, et vers la gauche, tapi sur les pentes de l'autre rive, s'amoncelle un nuage brunâtre, d'un rose comme mort. Il règne une grande paix que je ne possède pas moi-même, froidement éparse dans l'air automnal et abstrait. Ne la possédant pas, j'éprouve la plaisir vague de supposer qu'elle existe. Mais en réalité, il n'y a ni paix ni absence de paix : du ciel seulement, du ciel de toutes les couleurs qui défaillent - bleu-blanc, vert encore bleuâtre, gris pâle entre le bleu et le vert, vagues tons distants de couleurs de nuages qui n'en sont pas, au jaune indécis obscurci d'une pourpre mourante. Et tout cela est une vision qui s'éteint au moment même où elle est perçue, un entracte entre rien et rien, ailé, suspendu tout là-haut, en tonalité de ciel et de meurtrissure, prolixe et indéfini.
Du côté de la barre du fleuve, où la disparition du soleil se termine graduellement, la lumière s'éteint en un blanc livide, teinté de bleu par un vert froid. Dans l'air flotte la torpeur de ce qu'on n'obtient jamais. Le paysage du ciel se tait dans les hauteurs.
ici un long monologue ininterrompu où foisonnent les paradoxes et les traits lumineux, le tout baignant dans une luminosité indiciblement triste, pessimiste et angoissée. Ce langage au repos sans repos s'étaye d'abord sur la contemplation de Lisbonne et de ses menus faits quotidiens. A partir de trois fois rien, Pessoa reconstitue sous nos yeux l'histoire de l'humanité, pitoyable et sans issue. Mené par un style concis et précieux tout ensemble, ce "Livre" forme une somme remarquable, une totalité écrasante, obsédante. Difficile d'échapper à son emprise une fois qu'on y a goûté. Versant d'une main l'opium secourable et de l'autre ravivant la plaie, "Le Livre de l'Intranquillité" est perpétuellement dans un de ces états stationnaires qui effraient. Catalogue complet de tous les déboires, il sourit néanmoins aux blasés de la vie qui trouvent entre ses lignes moult arguments pour plaider leur
cause. Un livre qui, peut-être, rend fou...Source: Le Routard. Le Journal Litéraire.
da Pena, digne d'un véritable conte de fée.
spécialités de cette fameuse pâtisserie : Les Queijadas.-À Lisbonne : restaurant Le Cipriani au Lapa Palace. Spécialités italiennes et portugaises. Spécialités : Cochon de lait grillé.-Aussi Casa de Alentejo, rua portas de Santo Antao 58, dans un palais mauresque qui a gardé son patio d'époque. Une cuisine régionale, du porc épicé vraiment délicieux.. La route des épices et une recette exclusive portugaise. Voici le cadeau du grand chef du Lapa Palce à Lisbonne, qu'il me fait plaisir de
partager avec vous:
Conserver à 63 degrés jusqu'au moment de l'utilisation. Avec les têtes du homard préparer une bisque classique et donner du goût à la fin avec des fèves de vanille, infuser le tout pendant au moins une heure. Couper les aubergines dans la longeur, saler, et mettre de l'huile dessus, les placer sur une plaque alant au four à 170 degrés. Quand elles seront cuites, séparer la pulpe de la peau, et refroidir; dans un mélangeur, monter la pulpe avec une émulsion d'eau et d'huile. Couper en petits dés une autre aubergine et saler, la laisser au frigidaire pour au moins deux heures afin qu'elle laisse toute l'eau. En Même temps mettre sur le feu un petit pot avec de l'eau, un verre de vinaigre et une feuille de laurier. Blanchir les aubergines, refroidir dans le mélangeur et ajouter sur la pulpe hors du mélangeur l'huile avec le celeris et le piment rouge. Préparer l'assiette en mettant au centre la crème
d'aubergines et au-dessus la pulpe du homard déjèa coupée en escalope. Utiliser de la salade pour donner du volume à la composition, en faisant attention de ne pas l'écraser, mettre au-dessus les aubergines sous huille, préalablement égoutées. Etendre au-dessus la pince du homard, garnir avec des pommes "chips " vanille croquante. À la fin répartir la sauce du homard avec de l'huile à la vanille et dresser. Le saviez vous?
qu'aucun navire, une fois franchi ce cap, n'en pourrait jamais revenir. Au-delà de ce cap de la peur, les Portugais allaient explorer systématiquement le littoral occidental africain.
orientale, ils disposaient d'un système de relais qui leur permettait de détourner vers Lisbonne l'essentiel du commerce européen du poivre, de la cannelle, de la girofle, du gingembre. En 1512 ils étaient maîtres d'Amboine, dans les Moluques, où se trouvait, depuis longtemps, le principal marché d'épices du monde oriental, placé au centre d'une importante région productrice de girofle. Il semble qu?au temps d'Albuquerque la production moyenne de poivre commercialisée se soit montée au total à six mille tonnes, on déchargera jusqu'à vingt-cinq et même quarante tonnes de cannelle à Lisbonne au début du XVIe siècle; Le clou de girofle
représentait quelque cent vingt tonnes par an.