La Casa Sol, la maison soleil. Antonio et Laura, de l'hôtel-boutique Casa En El Campo, se vouent avec ardeur à rendre écologique cette adresse d'exception qui ajoute la poésie aux charmes
champêtres d'un lieu rempli de lumière.
Par Anne Antomarchi

Ci-dessous les Denturias couleur pêche ...sur fond de cascade.

Dans la langue ancienne des Indiens purépechas, le mot «Michoacán» signifie «terre des pêcheurs», mais le Michoacán est aussi un jardin: tout y pousse, y compris les arbres fruitiers.
La maison dans un jardin

Imaginez un verger de six hectares à 20 minutes du centre historique de Morelia.

Casa en El Campo.

Au bout de l'allée, on déambule sur un mélange de dalles de pierre et de galets. La porte d'entrée en verre, flanquée de fougères géantes à sa droite, nous accueille.

À sa gauche, un Christ abandonnant sa croix sur le mur prend son envol. C'est l'oeuvre en bronze d'Antonio Galvez, le propriétaire. Ici, tout est symbole; on ne peut faire autrement que d'en chercher la signification.


Entrons dans la Maison Soleil... Découverte du lobby. Subitement, nos yeux, attirés de toute part par la lumière, ne savent plus où se poser.

On distingue l'or des sculptures qui se détachent avec finesse dans le clair-obscur, la chaleur du bois, du blanc, du jaune, une touche de rouge, d'orange, des plantes vertes, le jardin à l'arrière, le mur en verre, un magnifique vitrail.

Les poutres apparentes dynamisent l'ensemble et, quelques marches plus bas, à droite, on retrouve le restaurant, le verger et les terrasses ombragées.

La Casa En El Campo, nous dit Antonio Galvez, est à vocation écologique. Il nous présente ses maisons: trois maisons jaune moutarde, liées entre elles par la forme, la couleur, la nature et l'eau, se dressent sur un tapis de gazon vert au coeur d'un verger vallonné où poussent figuiers, mandariniers, citronniers, poiriers et pamplemoussiers, avec en prime des magnolias, des jacarandas et quantité de plantes tropicales aux proportions gigantesques. Leurs noms évoquent la planète. Sol (Soleil), Luna (Lune), Triangolo (triangle) et le spa. Les lignes sont résolument contemporaines, pures, rectilignes ou courbes.

Côté jardin, un face-à-face aquatique troublant: la maison flotte dans le bassin rectangulaire où miroite la façade en verre, percée d'une porte monumentale sur laquelle on admire l'exceptionnel vitrail translucide de l'artiste allemand Bert Glauner.

Vous aurez le coup de foudre pour les salles de bains du rez-de-chaussée. On se croirait dehors tant la végétation et la lumière sont présentes.


Les autres salles de bains s'inspirent aussi du règne végétal avec les panneaux des armoires en palmes tressées. Les salles d'eau symbolisent la continuité avec les espaces verts, le jardin et le verger.
Maison Luna



Dans cet espace qui sert de lieu commun à trois chambres, une paroi de verre prolonge la vue au-delà de la fontaine, offrant un magnifique panorama. Des stores en coton permettent de contrôler l'entrée des rayons solaires et de s'isoler.


Maison Triangolo

Par Anne Antomarchi
L'avion d'Air Canada se pose à l'aéroport de Mexico; le trajet par la route mène jusqu'à Morelia, la capitale, élégante et coloniale. Trois heures durant défile un paysage surprenant où croît
toute la végétation du Québec à laquelle on ajouterait celle de la Méditerranée: pins, sapins, cèdres blancs, buissons de cactus, bananiers, eucalyptus odorants et immenses jacarandas aux
feuilles de dentelle frémissant au moindre souffle. Dans les vallées, mille plantes tropicales se fondent dans les plantations de café.

Ci-dessous les Denturias couleur pêche ...sur fond de cascade.

Dans la langue ancienne des Indiens purépechas, le mot «Michoacán» signifie «terre des pêcheurs», mais le Michoacán est aussi un jardin: tout y pousse, y compris les arbres fruitiers.
La maison dans un jardin

Imaginez un verger de six hectares à 20 minutes du centre historique de Morelia.

Casa en El Campo.
Au coeur de ce jardin, dans le soleil matinal, la Casa En El Campo surgit au bout d'un chemin de terre. Noyée dans la verdure, riante dans sa robe moutarde, haute et rectangulaire, sa façade
offre un pan de mur percé de fenêtres groupées comme les alvéoles d'une ruche.

Au bout de l'allée, on déambule sur un mélange de dalles de pierre et de galets. La porte d'entrée en verre, flanquée de fougères géantes à sa droite, nous accueille.

À sa gauche, un Christ abandonnant sa croix sur le mur prend son envol. C'est l'oeuvre en bronze d'Antonio Galvez, le propriétaire. Ici, tout est symbole; on ne peut faire autrement que d'en chercher la signification.

Antonio Galvez est un artiste. Il a créé plusieurs oeuvres qui ornent son hôtel. Depuis toujours, il est attiré par le style moderne et minimaliste. En compagnie de ses cinq frères et soeurs,
son enfance s'est déroulée dans une maison de San Angel Mexico, qu'on appelle «la maison Antonio Galvez». Inscrite au Patrimoine de l'UNESCO, elle est l'oeuvre du célère architecte Luis
Barragan, qui est au Mexique ce que Le Corbusier est à la France. Cette maison existe toujours et la mère de M. Galvez y habite encore.
Maison Soleil
Entrons dans la Maison Soleil... Découverte du lobby. Subitement, nos yeux, attirés de toute part par la lumière, ne savent plus où se poser.

On distingue l'or des sculptures qui se détachent avec finesse dans le clair-obscur, la chaleur du bois, du blanc, du jaune, une touche de rouge, d'orange, des plantes vertes, le jardin à l'arrière, le mur en verre, un magnifique vitrail.

Les poutres apparentes dynamisent l'ensemble et, quelques marches plus bas, à droite, on retrouve le restaurant, le verger et les terrasses ombragées.

La Casa En El Campo, nous dit Antonio Galvez, est à vocation écologique. Il nous présente ses maisons: trois maisons jaune moutarde, liées entre elles par la forme, la couleur, la nature et l'eau, se dressent sur un tapis de gazon vert au coeur d'un verger vallonné où poussent figuiers, mandariniers, citronniers, poiriers et pamplemoussiers, avec en prime des magnolias, des jacarandas et quantité de plantes tropicales aux proportions gigantesques. Leurs noms évoquent la planète. Sol (Soleil), Luna (Lune), Triangolo (triangle) et le spa. Les lignes sont résolument contemporaines, pures, rectilignes ou courbes.

Côté jardin, un face-à-face aquatique troublant: la maison flotte dans le bassin rectangulaire où miroite la façade en verre, percée d'une porte monumentale sur laquelle on admire l'exceptionnel vitrail translucide de l'artiste allemand Bert Glauner.

Vous aurez le coup de foudre pour les salles de bains du rez-de-chaussée. On se croirait dehors tant la végétation et la lumière sont présentes.

Imaginez, vous êtes à l'intérieur: parallèlement au mur extérieur, on a construit un autre mur d'une hauteur suffisante pour recevoir tout l'équipement: robinetterie, comptoir, lavabos. Entre
ces deux murs distants de plus de deux pieds poussent cactus, arbres à caoutchouc et fougères, qui envahissent l'espace jusqu'au plafond en verre. Le tout se dédouble dans un miroir placé sur
le mur à 45 degrés. Au-dessus de chaque lavabo, au milieu des plantes, un miroir rond. C'est spectaculaire, inattendu et rafraîchissant.

Les autres salles de bains s'inspirent aussi du règne végétal avec les panneaux des armoires en palmes tressées. Les salles d'eau symbolisent la continuité avec les espaces verts, le jardin et le verger.
Maison Luna

De grands escaliers mènent jusqu'à la maison Luna, qui trône sur le haut d'une butte, une situation toute naturelle puisqu'il faut lever les yeux pour contempler cet astre. Magique, la forme
fluide du bâtiment fait songer à un carton plissé qu'on aurait déplié à volonté pour créer des angles aux valeurs inégales épousant parfaitement le relief du terrain.

À l'extérieur, sur le côté gauche du bâtiment, un mur en quart de lune doucement incurvé s'harmonise par sa forme complémentaire et féminine au mur de la maison Soleil, son côté masculin.
Dans le salon Luna, ce mur en arc de cercle tourné vers l'extérieur a inspiré le design de la table et des bancs; ainsi, ils en épousent la forme. Percé d'une multitude de fenêtres, l'effet à l'intérieur est des plus poétiques lorsque, à contre-jour, ombres et lumières peignent cet endroit dans un tableau éblouissant.
Dans le salon Luna, ce mur en arc de cercle tourné vers l'extérieur a inspiré le design de la table et des bancs; ainsi, ils en épousent la forme. Percé d'une multitude de fenêtres, l'effet à l'intérieur est des plus poétiques lorsque, à contre-jour, ombres et lumières peignent cet endroit dans un tableau éblouissant.

Dans cet espace qui sert de lieu commun à trois chambres, une paroi de verre prolonge la vue au-delà de la fontaine, offrant un magnifique panorama. Des stores en coton permettent de contrôler l'entrée des rayons solaires et de s'isoler.


Maison Triangolo
Un vitrail au dessin inspiré de la philosophie hindoue coiffe la porte d'entrée. L'interminable «couloir-vivoir», avec ses trois immenses panneaux de verre fixes ponctués de hublots, se partage
l'espace sur toute la longueur et conduit aux chambres. C'est ici qu'on peut déjeuner si on habite l'une d'elles.

Les plantes tropicales recouvrent les parois vitrées et semblent bien décidées à envahir aussi l'intérieur. Le plafond en verre, triangulaire, est ponctué de poutres de couleur. Des tables, des
chaises, des fauteuils profonds et des objets en cuivre, oeuvres des artisans du village de Santa Clara, occupent ce lieu convivial.
Tout au fond, un grand aquarium encastré dans un mur couleur or joue les tableaux de maître avec ses poissons multicolores. Mais la vedette incontestée de la pièce, c'est la lumière.

Sauver la «Terre»
«La planète se meurt, mais il est encore temps de la sauver. Nous faisons notre compost... Nous voulons que les matières organiques retournent à la terre, comme une sorte de paiement, un dû, en quelque sorte.»
Soucieux de l'environnement, Antonio et Laura ont conçu un système de sélection des déchets pour chacune des chambres.

Sauver la «Terre»
«La planète se meurt, mais il est encore temps de la sauver. Nous faisons notre compost... Nous voulons que les matières organiques retournent à la terre, comme une sorte de paiement, un dû, en quelque sorte.»
Soucieux de l'environnement, Antonio et Laura ont conçu un système de sélection des déchets pour chacune des chambres.
Un contenant tressé en paille doublé de coton s'ouvre à l'intérieur sur des compartiments clairement identifiés: papiers, épingles, cotons-tiges et petits contenants de plastique ou de verre.
Accroché sur un pan de mur ou simplement posé sur une commode, il exprime avec élégance la tendance écologique de l'hôtel: Casa En El Campo est pour les non-fumeurs.

Les murs d'une épaisseur de 40 centimètres et plus concourent à garder la fraîcheur à l'intérieur. Le climatiseur est inutile. Outre le gain d'énergie, aucun bruit ne trouble le calme de l'endroit.
«Nous utilisons l'énergie solaire par l'ouverture de larges fenêtres aux endroits où le soleil est le plus présent. Nous n'utilisons pas de machine à sécher le linge... Toute la literie et les serviettes de bain sont blanches et séchées au soleil. Le soleil les blanchit, donc pas d'eau de Javel.»
Mettre en lumière les artisans de la région
Laura et Antonio ont inscrit ce projet dans un paysage pittoresque et champêtre en voulant qu'il se fonde dans l'environnement non seulement pour le respecter mais aussi pour surprendre par son caractère calme et intime. Ils voulaient aussi mettre en lumière les artistes de leur région, qu'ils connaissent bien.

Tout paraît simple. Mais en fait, rien ne l'est vraiment. Le simple est parfois très complexe.
Les plafonds sont hauts. Les murs sont des blocs de terre et de ciment compressés, épais et parfois non peints. Les poutres sont apparentes.
Les matériaux sont à l'état brut, comme les dalles de pierre volcanique qui recouvrent les sols et les escaliers qui mènent aux chambres. Les meubles en bois naturel, non vernis, ont été dessinés par Antonio, le propriétaire, et par Laura Carballo, l'architecte. Ils ont été réalisés par les ébénistes et les artisans forgerons de la région. Leur design est inspiré par les graphiques du peintre Piet Mondrian, pionnier de l'art abstrait, sans la couleur, surtout dans la chambre Palmas de la maison Soleil. Il n'est pas étonnant d'apprendre qu'à l'époque, les textes de Mondrian évoquaient déjà le rêve d'une société future parfaitement équilibrée où chaque élément trouverait sa justification. Nombre d'architectes se sont inspirés de «son utopie architecturale, basée sur une fusion généralisée de la maison à la rue, de la rue avec la ville».

Les sculptures sont des oeuvres d'Antonio Galvez, de Guzzy et d'Alfred Zalce. Les poignées de porte sont de véritables oeuvres d'art en verre.
Les poignées des fenêtres, des mains en métal noir, ouvertes, symboles de générosité, sont l'oeuvre d'Antonio et se retrouvent dans chaque pièce.

Les tissus en coton léger pour la confection des rideaux, des courtines et des édredons, ceux, plus épais, à la trame apparente et qui houssent les divans et les fauteuils, toujours frais et impeccablement blancs, viennent des bords du lac de Pátzcuaro. Les mêmes couleurs de tissus pour toutes les chambres ont été retenues; seuls diffèrent les espaces et la disposition des meubles. Sans oublier les salles de bains.
Les produits pour la salle de bains (savons, gels douche, crèmes et huiles) sont naturels et créés à base d'huile d'avocats provenant de la ville d'Uruapán, toute proche, connue pour sa production d'avocats.
Une démarche esthétique et réfléchie pour une meilleure qualité de vie
Plutôt que de parler de minimalisme, Antonio et Laura préfèrent employer le mot «simplicité». Cette simplicité n'est jamais pauvre, ni dans les lignes particulièrement définies et fluides, ni dans les matériaux foncièrement nobles, ni dans les couleurs pertinemment sélectionnées. Mille prétextes vous inciteront à vous arrêter, car chaque embrasure de porte est un tableau. Ainsi, cette sculpture dans la chambre Luna, près du bureau, un genre de dôme blanc de clarté, est couronnée d'un vitrail en forme de lune bleue. Le soir, ses rayons lumineux frappent plusieurs petits miroirs qui se transforment à leur tour en une pluie d'étoiles dont les reflets sur les murs sont inoubliables.
Les chambres
Dans chacune des chambres, aux noms de fleurs, la fenêtre est un vitrail qui joue avec la clarté de l'instant.
Laura est convaincue que les lieux de vie peuvent influencer positivement ou négativement l'atmosphère d'un endroit. C'est cette pensée qui l'a guidée pour concevoir l'atmosphère à Casa En El Campo avec Antonio.
«L'intégration parfaite des bâtiments à la nature a été mon premier souci. Lorsque cet objectif est atteint, on peut dire qu'il y a dialogue entre les formes de construction et l'environnement, et cela crée une harmonie, explique Laura. À l'intérieur, nous avons voulu que la lumière naturelle du jour et la vue du dehors favorisent un contact étroit avec l'extérieur en nous liant aux changements atmosphériques et en nous intégrant en quelque sorte à l'univers. La vie coule ainsi plus douce, nous avons une joie.»
La lumière artificielle a contribué à accentuer le décor, à suggérer, à remplir, à organiser, à agrandir ou à soustraire des espaces, des objets.
La couleur est présente dans chaque pièce pour influencer nos états d'âme et notre santé. Elle a été un outil nécessaire pour donner un équilibre et une signification à certains espaces à la Casa En El Campo.

Les fontaines ne ressemblent pas aux fontaines traditionnelles placées au centre d'un parterre simplement pour faire joli. Non, ici, l'eau est célébrée, mise en scène, en symbiose avec le paysage; elle devient une architecture. Des pans de mur entiers sont des fontaines d'où l'eau se déverse lentement à la verticale, en cascade le long des parois, jusque dans les canaux qui cernent discrètement les terrasses, en font une fraîche presqu'île, un obstacle qu'il faut traverser ou contourner, un chant qu'on écoute ou encore un rempart derrière lequel on se retire.
Le Bien être.
«C'est ainsi que nous avons pris en compte le bien-être des personnes qui viennent y habiter un certain temps. Nous sommes convaincus que ce lieu aura un impact sur la santé physique, émotive et spirituelle des gens», souligne l'architecte. «La Casa En El Campo influence favorablement les personnes, car beaucoup de nos clients achètent les objets qui ornent l'hôtel et désirent faire de semblables aménagements chez eux. La qualité expressive et la puissance poétique qui émanent des espaces à la Casa En El Campo vous ramènent immanquablement à la nature ou à la contemplation d'oeuvres d'art et vous incitent à réfléchir sur vous-même.»
Antonio a vécu à Montréal à l'adolescence et garde un excellent souvenir du Québec francophone. Il souhaite offrir à ses clients l'expérience d'un contact étroit avec l'environnement et une rencontre avec des personnes de la campagne plus proches de la terre.
À votre prochaine visite au Michoacán, vous les rencontrerez peut-être. C'est ce que je vous souhaite. D'ailleurs, ils vous attendent.
Renseignements pratiques
- Les tableaux dorés sont de Mathias Goeritz. L'artiste Bert Glauner continue son travail dans d'autres parties de l'hôtel.
- Chambres: 14 suites de luxe décorées avec des oeuvres d'art des artisans du Michoacán.
- La clientèle est majoritairement mexicaine, et on reçoit aussi des Canadiens français.
- Le restaurant offre une nourriture naturelle de tradition mexicaine. On n'utilise aucune graisse animale. Tout est biologique.
- Le spa offre un choix impressionnant de massages et de traitements ainsi que des exercices de méditation avec instruments musicaux et mouvements corporels.
-Visiter :
Morelia: est la Capitale du Michoàcan, elle fait partie du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991.
Extrait UNESCO :
« Édifiée au XVIe siècle, Morelia est un exemple exceptionnel de planification urbaine qui associe les idées de la Renaissance espagnole à l'expérience méso-américaine. Bien adaptées aux pentes de la colline centrale de la vallée, ses rues suivent le tracé original. Plus de deux cents monuments historiques reflètent l'histoire architecturale de la ville. Dans ces chefs-d'œuvre construits en pierre rose caractéristique de la région, l’esprit médiéval se fond avec le style de la Renaissance, le baroque, le néoclassicisme et des éléments éclectiques, avec une maîtrise et un talent exceptionnels. Morelia fut le berceau de plusieurs personnalités du Mexique indépendant et joua un rôle important dans l'histoire du pays ».
-Le lac Patzcuaro et ses pêcheurs aux filets papillons. ..et la ville: À l'époque préhispanique, Pátzcuaro qui signifie "le monde de l'obscurité" a été un important centre cérémonial des Purépechas.
-Santa-Clara del Cobre à 24 Km de Patzcuaro et ses artisans du Cuivre.
-Tzintzuntzan
À 17 Km de Pátzcuaro
"L’endroit des colibris";
-Uruapan : Il est dit que le nom d’Uruapán vient du vocabulaire purépecha "urapani", qui signifie "la floraison et la fructification d'une plante en même temps", ce qui s´est traduit comme "l'endroit où tout fleurit".
Pour cela on a qualifié le verger de Michoacán comme "la capitale mondiale de l´avocat"
Mon coup de coeur "nature" : Le Parque National Eduardo Ruiz: Une pure merveille! prévoir plus q'une journée. Voici quelques photos:

Une fraîche casade d'eau et de fleurs: ici des Denturias au premier plan

Des chemins et un itinéraire bien indiqué, des découvertes faites de transparence, d'ombre et de lumière.

Une jungle touffue où les fleurs grimpent et enlacent les arbres: ici des bougainviliers.

Les Orchidées se balancent au bout de grands arbres.
L'auteure était l'invitée d'Air Canada et du Conseil du Tourisme Mexicain.
Le reportage a été édité dans le quotidien Le Devoir les 4 et 5 août 2007

Les murs d'une épaisseur de 40 centimètres et plus concourent à garder la fraîcheur à l'intérieur. Le climatiseur est inutile. Outre le gain d'énergie, aucun bruit ne trouble le calme de l'endroit.
«Nous utilisons l'énergie solaire par l'ouverture de larges fenêtres aux endroits où le soleil est le plus présent. Nous n'utilisons pas de machine à sécher le linge... Toute la literie et les serviettes de bain sont blanches et séchées au soleil. Le soleil les blanchit, donc pas d'eau de Javel.»
Mettre en lumière les artisans de la région
Laura et Antonio ont inscrit ce projet dans un paysage pittoresque et champêtre en voulant qu'il se fonde dans l'environnement non seulement pour le respecter mais aussi pour surprendre par son caractère calme et intime. Ils voulaient aussi mettre en lumière les artistes de leur région, qu'ils connaissent bien.

Tout paraît simple. Mais en fait, rien ne l'est vraiment. Le simple est parfois très complexe.
Les plafonds sont hauts. Les murs sont des blocs de terre et de ciment compressés, épais et parfois non peints. Les poutres sont apparentes.
Les matériaux sont à l'état brut, comme les dalles de pierre volcanique qui recouvrent les sols et les escaliers qui mènent aux chambres. Les meubles en bois naturel, non vernis, ont été dessinés par Antonio, le propriétaire, et par Laura Carballo, l'architecte. Ils ont été réalisés par les ébénistes et les artisans forgerons de la région. Leur design est inspiré par les graphiques du peintre Piet Mondrian, pionnier de l'art abstrait, sans la couleur, surtout dans la chambre Palmas de la maison Soleil. Il n'est pas étonnant d'apprendre qu'à l'époque, les textes de Mondrian évoquaient déjà le rêve d'une société future parfaitement équilibrée où chaque élément trouverait sa justification. Nombre d'architectes se sont inspirés de «son utopie architecturale, basée sur une fusion généralisée de la maison à la rue, de la rue avec la ville».

Les sculptures sont des oeuvres d'Antonio Galvez, de Guzzy et d'Alfred Zalce. Les poignées de porte sont de véritables oeuvres d'art en verre.
Les poignées des fenêtres, des mains en métal noir, ouvertes, symboles de générosité, sont l'oeuvre d'Antonio et se retrouvent dans chaque pièce.

Les tissus en coton léger pour la confection des rideaux, des courtines et des édredons, ceux, plus épais, à la trame apparente et qui houssent les divans et les fauteuils, toujours frais et impeccablement blancs, viennent des bords du lac de Pátzcuaro. Les mêmes couleurs de tissus pour toutes les chambres ont été retenues; seuls diffèrent les espaces et la disposition des meubles. Sans oublier les salles de bains.
Les produits pour la salle de bains (savons, gels douche, crèmes et huiles) sont naturels et créés à base d'huile d'avocats provenant de la ville d'Uruapán, toute proche, connue pour sa production d'avocats.
Une démarche esthétique et réfléchie pour une meilleure qualité de vie
Plutôt que de parler de minimalisme, Antonio et Laura préfèrent employer le mot «simplicité». Cette simplicité n'est jamais pauvre, ni dans les lignes particulièrement définies et fluides, ni dans les matériaux foncièrement nobles, ni dans les couleurs pertinemment sélectionnées. Mille prétextes vous inciteront à vous arrêter, car chaque embrasure de porte est un tableau. Ainsi, cette sculpture dans la chambre Luna, près du bureau, un genre de dôme blanc de clarté, est couronnée d'un vitrail en forme de lune bleue. Le soir, ses rayons lumineux frappent plusieurs petits miroirs qui se transforment à leur tour en une pluie d'étoiles dont les reflets sur les murs sont inoubliables.
Les chambres
Dans chacune des chambres, aux noms de fleurs, la fenêtre est un vitrail qui joue avec la clarté de l'instant.
Laura est convaincue que les lieux de vie peuvent influencer positivement ou négativement l'atmosphère d'un endroit. C'est cette pensée qui l'a guidée pour concevoir l'atmosphère à Casa En El Campo avec Antonio.
«L'intégration parfaite des bâtiments à la nature a été mon premier souci. Lorsque cet objectif est atteint, on peut dire qu'il y a dialogue entre les formes de construction et l'environnement, et cela crée une harmonie, explique Laura. À l'intérieur, nous avons voulu que la lumière naturelle du jour et la vue du dehors favorisent un contact étroit avec l'extérieur en nous liant aux changements atmosphériques et en nous intégrant en quelque sorte à l'univers. La vie coule ainsi plus douce, nous avons une joie.»
La lumière artificielle a contribué à accentuer le décor, à suggérer, à remplir, à organiser, à agrandir ou à soustraire des espaces, des objets.
La couleur est présente dans chaque pièce pour influencer nos états d'âme et notre santé. Elle a été un outil nécessaire pour donner un équilibre et une signification à certains espaces à la Casa En El Campo.

Les fontaines ne ressemblent pas aux fontaines traditionnelles placées au centre d'un parterre simplement pour faire joli. Non, ici, l'eau est célébrée, mise en scène, en symbiose avec le paysage; elle devient une architecture. Des pans de mur entiers sont des fontaines d'où l'eau se déverse lentement à la verticale, en cascade le long des parois, jusque dans les canaux qui cernent discrètement les terrasses, en font une fraîche presqu'île, un obstacle qu'il faut traverser ou contourner, un chant qu'on écoute ou encore un rempart derrière lequel on se retire.
Le Bien être.
«C'est ainsi que nous avons pris en compte le bien-être des personnes qui viennent y habiter un certain temps. Nous sommes convaincus que ce lieu aura un impact sur la santé physique, émotive et spirituelle des gens», souligne l'architecte. «La Casa En El Campo influence favorablement les personnes, car beaucoup de nos clients achètent les objets qui ornent l'hôtel et désirent faire de semblables aménagements chez eux. La qualité expressive et la puissance poétique qui émanent des espaces à la Casa En El Campo vous ramènent immanquablement à la nature ou à la contemplation d'oeuvres d'art et vous incitent à réfléchir sur vous-même.»
Antonio a vécu à Montréal à l'adolescence et garde un excellent souvenir du Québec francophone. Il souhaite offrir à ses clients l'expérience d'un contact étroit avec l'environnement et une rencontre avec des personnes de la campagne plus proches de la terre.
À votre prochaine visite au Michoacán, vous les rencontrerez peut-être. C'est ce que je vous souhaite. D'ailleurs, ils vous attendent.
Renseignements pratiques
- Les tableaux dorés sont de Mathias Goeritz. L'artiste Bert Glauner continue son travail dans d'autres parties de l'hôtel.
- Chambres: 14 suites de luxe décorées avec des oeuvres d'art des artisans du Michoacán.
- La clientèle est majoritairement mexicaine, et on reçoit aussi des Canadiens français.
- Le restaurant offre une nourriture naturelle de tradition mexicaine. On n'utilise aucune graisse animale. Tout est biologique.
- Le spa offre un choix impressionnant de massages et de traitements ainsi que des exercices de méditation avec instruments musicaux et mouvements corporels.
-Visiter :
Morelia: est la Capitale du Michoàcan, elle fait partie du patrimoine mondial de l’humanité depuis 1991.
Extrait UNESCO :
« Édifiée au XVIe siècle, Morelia est un exemple exceptionnel de planification urbaine qui associe les idées de la Renaissance espagnole à l'expérience méso-américaine. Bien adaptées aux pentes de la colline centrale de la vallée, ses rues suivent le tracé original. Plus de deux cents monuments historiques reflètent l'histoire architecturale de la ville. Dans ces chefs-d'œuvre construits en pierre rose caractéristique de la région, l’esprit médiéval se fond avec le style de la Renaissance, le baroque, le néoclassicisme et des éléments éclectiques, avec une maîtrise et un talent exceptionnels. Morelia fut le berceau de plusieurs personnalités du Mexique indépendant et joua un rôle important dans l'histoire du pays ».
-Le lac Patzcuaro et ses pêcheurs aux filets papillons. ..et la ville: À l'époque préhispanique, Pátzcuaro qui signifie "le monde de l'obscurité" a été un important centre cérémonial des Purépechas.
-Santa-Clara del Cobre à 24 Km de Patzcuaro et ses artisans du Cuivre.
-Tzintzuntzan
À 17 Km de Pátzcuaro
"L’endroit des colibris";
-Uruapan : Il est dit que le nom d’Uruapán vient du vocabulaire purépecha "urapani", qui signifie "la floraison et la fructification d'une plante en même temps", ce qui s´est traduit comme "l'endroit où tout fleurit".
Pour cela on a qualifié le verger de Michoacán comme "la capitale mondiale de l´avocat"
Mon coup de coeur "nature" : Le Parque National Eduardo Ruiz: Une pure merveille! prévoir plus q'une journée. Voici quelques photos:

Une fraîche casade d'eau et de fleurs: ici des Denturias au premier plan

Des chemins et un itinéraire bien indiqué, des découvertes faites de transparence, d'ombre et de lumière.

Une jungle touffue où les fleurs grimpent et enlacent les arbres: ici des bougainviliers.

Les Orchidées se balancent au bout de grands arbres.
L'auteure était l'invitée d'Air Canada et du Conseil du Tourisme Mexicain.
Le reportage a été édité dans le quotidien Le Devoir les 4 et 5 août 2007


















Là au hasard d’une ruelle au calme tapageur où chacun est libre de jouer aux
cartes ou de regarder en l’air, d’écouter de la musique ou de dormir à même le sol. Dans ce flot continu et désordonné de sons, d’images et d’odeurs, survient l’Instant, le moment où la frénésie
des souks se suspend tout à coup dans le tableau d’une seconde. Un moment de vie soudainement saisi, dans cette allée où ruissellent de lumière, des centaines de babouches, au milieu des
tractations et des appels pressants des marchands, retentit au loin l’appel du muezzin, alors les hommes disparaissent dans la mosquée.





















































Dans toute la ville et dans chaque foyer, il règne une effervescence
inimaginable. Devant nous, un tableau d’un réalisme frappant, hors du temps, tout droit sorti d’une page de la bible ou de l’imagination débridée d’un peintre. Une pièce inattendue d’une richesse
inouïe se joue sous nos yeux. Tout est là : le son des clairons, le roulement des tambours. Le rythme des pas sur les pavés, le bruit sourd des canons, celui des mousquetaires, l’odeur de
la poudre. Un fleuve chatoyant coule sans fin dans les rues étroites. Les nuages de fumées, la pluie, le vent, l’éclat des épées, les baïonnettes au bout des fusils, les bébés en costume
dormant dans les bras de leurs parents guerriers. C’est le rituel populaire d’une bataille traditionnelle ayant opposé les Chrétiens et les Maures, il y a des siècles en Espagne.


L’évènement se déroule sous la protection de la confrérie San Juan
Baptista, et c’est sur le parvis de son église que l’on assiste à un spectacle païen.
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